L'inhumation Chrétienne

L'église Orthodoxe propose un accompagnement à toute personne défunte et son entourage, quel que soit la cause du décès (maladie, accident, suicide, crime).

L'église chrétienne a toujours, dès les premiers siècles, favorisé l'inhumation afin de se démarquer des pratiques païennes, mais également par référence aux textes bibliques où l'inhumation s'accorde le mieux avec l'image biblique de la semence pour la nouvelle vie.

L’enterrement dans la Bible

 

Depuis le temps de la Bible, l’intégrité du corps était d’importance tant avant qu’après le décès. D’après le Premier Testament, l’inhumation est la manière habituelle et bienséante d’honorer le défunt. Cette pratique se rattache peut-être à la conviction commune que l’existence de l’être humain se prolonge d’une manière mystérieuse au-delà de la mort. Dans la foi chrétienne, cette espérance s’est affermi par le développement de la théologie de l’incarnation, et la confession de foi en la résurrection de la chair. Quoi qu’il en soit, être privé d’inhumation est considéré dans la Bible comme une infamie (1).

 

L’abandon du corps aux animaux, chiens ou oiseaux (2), est le déshonneur le plus grand, mais l’incinération aussi est une mesure exceptionnelle et infamante sanctionnant une conduite jugée particulièrement scandaleuse (3) ou sacrilège (4), ou imposée par un risque majeur, comme la contagion en cas d’épidémie (5).

 

Faire passer son fils ou sa fille par le feu, comme le font les habitants du pays de Canaan, est une pratique fréquemment évoquée et condamnée dans les lois, récits, et prophéties bibliques. C’est évidemment le sacrifice d’enfant qui est dénoncé plus que le mode en lui-même, mais la réprobation indignée dont cette pratique est l’objet ne peut manquer d’affecter, même indirectement, la crémation elle-même.

 

L’homme intégral

 

Dans le Nouveau Testament, les apôtres donnent une importance particulière à l’homme dans son intégralité. Chaque facette de son être est valorisée : l’esprit, l’âme et le corps. (6) Le corps humain est considéré comme le temple du Saint-Esprit (7), puisque nous magnifions Dieu avec et dans notre corps. (8)

 

Espérance

 

Le corps est également la semence, la graine qui porte en elle-même quelque chose de plus grand et de plus beau ! Sous cet éclairage l’enterrement a une signification nouvelle : semer dans l’espérance de moissonner (9). C’est ainsi que les morts sont enterrés dans l’espoir de ressusciter un jour dans la gloire.

 

La tombe est cet endroit où le corps devient poussière et la sépulture demeure un monument qui témoigne de cette espérance que nous sommes inhumés pour ressusciter dans un corps incorruptible, lorsque le Christ nous rendra semblable à Son corps de gloire. (10)

 

Le croyant rend témoignage par sa vie ainsi que par sa mort de l’espérance qui l’anime. C’est pourquoi nous confions à la terre notre corps, germe d’un corps glorieux.

 

 

Promesse

 

La vision chrétienne sur l’inhumation est intimement liée au fait que nous confessions un Christ, mort, dont le corps a été mis au tombeau (11) et ressuscité (12). Le tombeau est vide. Christ est le Premier-né d’entre les morts, le prémices de ceux qui se sont endormis. Sa résurrection comporte la promesse que nous aussi, nous ressusciterons pour entrer dans la vie éternelle.

 

Etre Chrétien signifie suivre le Christ jusqu’à et à travers la mort. Par l’inhumation nous exprimons notre foi en la promesse de Celui qui a dit à ceux qui croient en Lui : « Je le ressusciterai au dernier jour ».

 

La terre, chemin du ciel

 

Le témoignage Chrétien ne réside pas simplement dans le fait d’être enterré, mais dans la procédure de l’enterrement, le geste de « semer ». C’est la graine de blé qui tombe dans la terre, qui meurt ; une graine qui est semé afin de ressusciter dans un état transformé. Notre objection en ce qui concerne la crémation repose sur notre conviction qu'elle affaiblit ce témoignage.

C’est bien par la mort que nous témoignons combien notre foi est concrète, car terrestre... et que la terre qui reçoit le corps est effectivement, une porte qui s'ouvre vers le ciel.

 

1) I Sam 17,44-46 ; I Rois 14,11 ; I Rois 16,4 ; II Rois 9,10

2) I Rois 21,24

3) Genèse 38,24

4) Josué 7

5) Amos 6

6) I Thess.5,23

7) I Cor. 6,19

8) I Cor.6,13 ; Rom.12,1 ; Philip.1,20

9) I Cor.15,42-43

10) Phil.3,21 ; Rom.8,23

11) Luc 23,46 ; Jean 19,30 ; I Cor 15,3…

12) Matthieu 28 ; Marc 16 ; Luc 24 ; Jean 20-21 ; I Cor 15 ; I Thess. 4

Fondements bibliques

Dans le Premier Testament, la croyance dans une vie après cette vie terrestre joue un grand rôle pour l’inhumation. Déjà en Genèse 23, Abraham, pourtant nomade, acheta en payant un grand prix pour un petit bout de terre pour inhumer sa femme Sara. C’est l’endroit où les Patriarches ont été inhumés avec leurs femmes.

 

Les récits bibliques mentionnent explicitement l’inhumation des grands hommes dans le Premier Testament. La privation d’enterrement était considéré comme une malédiction (1), souvent mis en rapport avec le jugement divin. L’impressionnante lamentation dans le Psaume 79,3 (Ps. 78 selon la Septante) ; Ecclésiaste 6,3 et la terrible malédiction sur Babel dans Isaïe 14,19-20.

 

Chez le peuple d’Israël/le peuple élu, la crémation n’était appliqués que dans des cas exceptionnels :

- en cas de sentence de mort où cette sentence a frappé Tamar pour avoir succombé à la prostitution et sa grossesse. (2)

- aux transgresseurs du délit d’inceste (3)

- Achan est puni de crémation pour avoir volé le tribut de Jéricho. (4)

- suite à une maladie hautement contagieuse (5)

 

L’inhumation et la crémation sont pratiquées, mais chacun porte un témoignage qui lui est propre.

 

L’homme intégral

Dans le Nouveau Testament, les apôtres apportent une importance particulière pour l’homme dans son intégralité où l’on accorde une valeur à chaque aspect : l’esprit, l’âme et le corps. (6)

Le corps humain est considéré comme le temple du Saint-Esprit (7), puisque nous magnifions Dieu avec, et dans, notre corps. (8)

 

Espérance

Le corps est également la semence, la graine qui porte en elle-même ce qui est plus grand et plus beau ! Sous cette lumière l’enterrement signifie semer dans l’espérance de moissonner (9). C’est ainsi que les morts sont enterrés dans l’espoir de ressusciter un jour dans la gloire.

 

La tombe est cet endroit où le corps devient poussière et la sépulture demeure un monument qui témoigne de cette espérance que nous ne sommes inhumés pour ressusciter dans un corps incorruptible, lorsque le Christ nous rendra semblable à Son corps de gloire. (10)

 

Le croyant donnera témoignage par sa vie ainsi que par sa mort de l’espérance qui l’anime. C’est pourquoi nous confions notre corps à la terre, germe qui porte le corps glorieux, fruit en lui-même.

 

Promesse

La vision Chrétienne sur l’inhumation est intimement lié au fait que nous confessions un Christ, mort, enterré (11) et ressuscité (Matthieu 28, Marc 16, Luc 24, Jean 20-21 ; I Cor 15 ; I Thess 4). La tombe est vide. Le Christ est le Premier-né d’entre les morts, le prémice de ceux qui se sont endormis. Sa résurrection comporte la promesse que nous aussi, nous ressusciterons pour entrer dans la vie éternelle.

 

Etre Chrétien signifie suivre le Christ jusqu’à et à travers la mort. Par l’inhumation nous exprimons notre foi en la promesse de Celui qui a dit à ceux qui croient en Lui : « Je le ressusciterai au dernier jour ».

 

Ne pas enterrer

Il existe des situations où il n’y a pas de choix possible. Pensons à ceux qui ont été incinéré en captivité ou ceux qui n’ont jamais pu être enterrés, ayant péri en mer, dans les flammes ou les catastrophes naturelles.

 

L’objection contre la crémation repose sur l’affaiblissement du témoignage Chrétien. Ce témoignage ne réside pas dans le fait d’être enterré, mais dans la procédure de l’enterrement.

Le moment de « semer ».

C’est la graine de blé qui tombe dans la terre, qui meurt ; une graine qui est semé afin de ressusciter dans un état transformé. La réalité de notre foi relève est concrète, terrestre. La terre, chemin du ciel.

Notes:

1) I Sam 17,44-46 ; I Kon 14,11 ; I Kon 16,4 ; II Kon 9,10

2) Genèse 38,24

3) Levitique 20,14

4) Josué 7,15

5) Amos 6,10

6) I Thess. 5,23

7) I Cor. VI,19

8) I Cor.6,13; Rom.12,1; Philip.1,20

9) I Cor.15,42-43

10) Phil.3,21 ; Rom.8,23

11)

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